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Safari et football à la CAN 2027 : les parcs près de chaque ville hôte

Saison sèche, Grande Migration et parcs aux portes de la ville : comment ajouter un safari sans manquer un match.
Un grand troupeau de zèbres qui paissent dans les plaines du Serengeti, en Tanzanie, avec des acacias et une colline basse à l’arrière-plan.

Safari et football, c’est l’un des grands atouts de la CAN 2027. Les trois pays hôtes abritent le Masai Mara, le Serengeti, le Ngorongoro, les chutes Murchison et les gorilles de montagne de l’Ouganda, et juin et juillet tombent en saison sèche, la meilleure période pour observer la faune. Le tournoi se joue du 19 juin au 17 juillet 2027, au moment où la Grande Migration remonte vers le nord, vers le Mara.

Ce guide présente les parcs accessibles depuis chaque ville hôte, le temps qu’il faut pour chacun, ce que cela coûte et comment caser un safari sans manquer un match.

Concilier safari et football dans le calendrier

La règle est simple : faites le safari avant la phase de groupes, entre deux tours quand vous connaissez le lieu du match suivant, ou après l’élimination de votre sélection. Ne le prévoyez pas la veille d’un match. Les pistes des parcs sont lentes, les petits avions peuvent être retardés par la météo, et le retour des grands parcs prend presque une journée.

Depuis Nairobi

Le parc national de Nairobi est en bordure de la ville, à quelques minutes du centre, avec lions, rhinocéros et girafes sur fond de gratte-ciel. Un safari matinal se cale sans peine avant un match en soirée : c’est la façon la plus simple d’associer safari et football.

Le Masai Mara est le plus célèbre : environ cinq à six heures de route, ou moins d’une heure en petit avion depuis l’aéroport Wilson. En juillet, les troupeaux de la Grande Migration commencent en général à traverser la rivière Mara depuis le Serengeti, l’un des grands spectacles de la nature. C’est aussi la haute saison : les lodges sont chers et se remplissent tôt. Depuis 2024, selon Business Daily, la réserve fait payer aux non-résidents environ 200 dollars par personne en haute saison, en plus du lodge.

Prévoyez au moins deux nuits dans le Mara, et trois heures entre l’atterrissage à Jomo Kenyatta International et un vol en petit avion depuis Wilson. Wilson limite aussi les bagages à 15 kg, en sacs souples uniquement.

Depuis Arusha

Arusha est la porte du circuit nord de la Tanzanie, et la ville hôte la plus pratique pour associer safari et football.

Le terminal de l’aéroport international du Kilimandjaro, entre Arusha et Moshi, derrière un jardin d’arbustes rouges et de pins.
  • Tarangire, à environ deux heures, est réputé pour ses éléphants et ses baobabs, et se prête à une sortie d’un ou deux jours.
  • Le cratère du Ngorongoro, à environ trois ou quatre heures, est un immense cratère volcanique très riche en faune. Une journée dans le cratère suffit.
  • Le Serengeti demande au moins trois nuits. En juin, les troupeaux se regroupent en général dans le corridor ouest, près de la rivière Grumeti, et en juillet ils remontent vers le Mara.

L’aéroport international du Kilimandjaro (JRO) et celui d’Arusha (ARK) desservent les parcs en petit avion, ce qui évite de longs trajets par la route.

Depuis Kampala et Hoima

Le parc national des chutes Murchison, où le Nil se fraie un passage dans une gorge étroite, est l’excursion naturelle depuis Hoima, à environ deux ou trois heures de route. Les sorties en bateau sur le Nil, sous les chutes, permettent de voir hippopotames, crocodiles et éléphants. Si votre sélection joue à Hoima, c’est la combinaison safari et football la plus logique.

Le pistage des gorilles à Bwindi ou Mgahinga, à l’extrême sud-ouest, est un voyage d’une vie, mais il est loin des stades : une journée entière de route ou un vol intérieur. Les permis sont limités et partent des mois à l’avance. Pour 2024–2026, l’Ouganda faisait payer aux non-résidents 800 dollars par personne pour un pistage des gorilles : vérifiez le tarif actuel auprès de l’Uganda Wildlife Authority avant d’établir votre budget.

Depuis Dar es Salaam et Zanzibar

La côte n’est pas une terre de safari classique, mais il existe des options. Le parc national Nyerere, l’ancien Selous, est à environ une heure de petit avion de Dar es Salaam. Mikumi est à quatre ou cinq heures de route. Depuis Zanzibar, beaucoup de visiteurs s’envolent pour le Serengeti ou Nyerere pour deux ou trois nuits, puis reviennent à la plage.

Le terminal de l’aéroport international Abeid-Amani-Karume de Zanzibar, un bâtiment gris et bas sous un ciel nuageux.

À Zanzibar même, la forêt de Jozani abrite le rare colobe rouge, une sortie facile d’une demi-journée depuis Stone Town.

Un exemple de semaine safari et football

Imaginons que votre sélection joue deux matchs de groupe à Arusha, à quatre jours d’intervalle. Arrivez deux jours avant le premier et passez une matinée au parc national d’Arusha, tout près de la ville. Après le premier match, partez deux jours à Tarangire et au Ngorongoro, et revenez à Arusha la veille au soir du second. Si votre sélection se qualifie et que le match suivant est ailleurs, prenez l’avion. Si elle est éliminée, c’est le moment du Serengeti.

Ce que coûte un safari

Les prix varient énormément, du camping en groupe aux lodges de luxe. Prévoyez :

  • Les droits d’entrée des parcs, par personne et par jour, souvent en dollars. C’est le coût fixe incompressible.
  • Le lodge ou le camp, presque toujours en pension complète dans les parcs. La haute saison de juillet est la période la plus chère de l’année.
  • Le transport : un véhicule avec guide par la route, ou des places en petit avion.
  • Les pourboires pour les guides et les chauffeurs, environ 30 à 50 dollars par jour pour le groupe.

Pour associer safari et football à petit budget, le moyen le moins cher de voir les grands parcs est un circuit en groupe depuis Nairobi ou Arusha. Le plus souple, avec un calendrier de matchs, est un circuit privé que l’on peut décaler d’un jour.

Réserver en toute sécurité

Pour tout projet safari et football, réservez directement auprès du lodge, chez un opérateur bien noté et établi de longue date, ou sur une grande plateforme de réservation aux conditions d’annulation claires. Ne versez pas d’acompte par virement à quelqu’un rencontré en ligne, ni par paiement mobile à un inconnu. Lisez les avis des six derniers mois, pas seulement la note. Un opérateur agréé peut vous montrer son enregistrement auprès de l’autorité du tourisme du pays.

Santé et sécurité en safari

Prenez un traitement antipaludique dans les parcs, où le risque est plus élevé qu’à Nairobi ou dans la ville d’Arusha. Mettez du répulsif dès la fin d’après-midi, portez des manches longues le soir et emportez une lampe dans les camps. Suivez les consignes du guide, restez dans le véhicule sauf indication contraire et n’approchez jamais les animaux à pied. Portez des couleurs neutres, mais pas de camouflage, réglementé dans les trois pays hôtes.

Ce que l’on ne sait pas encore

La CAF n’a confirmé ni les stades ni le calendrier, et les qualifications durent jusqu’en mars 2027. Les droits d’entrée des parcs peuvent aussi changer d’ici là. Nous mettrons ce guide à jour à la sortie du calendrier. D’ici là, réservez ce qui peut se modifier, car les projets d’un tournoi bougent. Notre page de la CAN 2027 suit chaque date dès qu’elle est confirmée.

Pour le reste du voyage, consultez notre guide de Zanzibar et Arusha et notre guide de Nairobi.

Réponses rapides

  • Quelle ville hôte choisir pour un safari ? Arusha, puis Nairobi. Les deux ont des parcs tout près.
  • Verrai-je la Grande Migration ? Peut-être. En juin et juillet, les troupeaux remontent de l’ouest du Serengeti vers le Mara.
  • Peut-on voir des gorilles pendant la CAN ? Oui, dans le sud-ouest de l’Ouganda, mais c’est loin des stades et les permis partent tôt.
  • Combien de jours faut-il ? Un pour le parc national de Nairobi, deux pour Tarangire ou le Mara, trois ou plus pour le Serengeti.